Processus économiques

Définitions :

Effet sifflet : entrant en vigueur progressivement.

Effet couperet : arrivant brusquement, souvent par surprise, et avec des conséquences désagréables.

L’effet de seuil désigne l’apparition d’un phénomène à partir d’une valeur donnée d’une variable. Fait pour un système de voir ses performances varier brutalement suite à l’accumulation de modifications minimes, conduisant à son écroulement soudain.

L’effet cliquet est un système selon lequel une baisse des marchés n’a aucune influence sur les taux de rendement de l’année précédente. Il permet d’engranger les intérêts d’une année à l’autre.

L’effet de levier est un terme général pour désigner n’importe quelle technique destinée à multiplier les profits et les pertes. Les techniques courantes de levier sont l’endettement, l’achat d’actifs à long terme, et les produits dérivés. L’effet de levier est dit ‘positif’ si la différence entre la « rentabilité des capitaux propres » et la « rentabilité économique » est supérieure au coût de l’endettement

  • Multiplication de gains espéré d’une opération financière par rapport à l’investissement de base.
  • Capacité à engager un volume de capitaux qui soit un multiple plus ou moins grand de la valeur des capitaux propres.

Effet rebond : Augmentation de consommation liée à la réduction des limites à l’utilisation d’une technologie, ces limites pouvant être monétaires, temporelles, sociales, physiques, liées à l’effort, au danger, à l’organisation…». Il en découle le corollaire suivant : les économies d’énergie ou de ressources initialement prévues par l’utilisation d’une nouvelle technologie sont partiellement ou complètement compensées suite à une adaptation du comportement de la société.

L’effet de réseau ou effet-club est un mécanisme d’externalité positive économique qui prévoit que l’utilité d’un bien pour un agent dépend du nombre des autres utilisateurs. C’est le cas de nombreuses technologies et service de communications.

Effet de Structure : Lorsqu’une population est répartie en sous-populations, il peut arriver qu’une grandeur évolue dans un sens sur chaque sous-population et dans le sens contraire sur l’ensemble de la population. Ce paradoxe s’explique parce que les effectifs de certaines sous-populations augmentent alors que d’autres régressent : c’est l’effet de structure.

Effet de revenu :
  • Lorsque le prix d’un bien augmente, le pouvoir d’achat de l’agent économique diminue et la quantité du bien qu’il peut acheter diminue à moyens constants : il s’agit d’un effet de revenu négatif.
  • Lorsque le prix du travail augmente, le salarié peut être tenté de privilégier les loisirs puisque la hausse de son revenu l’autorise à travailler moins. À l’inverse, lorsque l’État augmente la pression fiscale, le contribuable peut être tenté de travailler plus pour maintenir intact son revenu disponible.
  • L’effet de revenu incite donc chacun à effectuer des arbitrages.

Effet de ciseau : L’effet ciseau tient son nom de la figure qui peut apparaître lorsque l’on observe la courbe des produits et des charges d’une entreprise. Les produits dégagés peuvent être supérieurs aux charges mais ils peuvent aussi évoluer dans le sens contraire.

Les produits baissant et les charges augmentant, progressivement, les courbes vont venir se croiser et former un ciseau. A partir de ce croisement, les charges sont donc plus importantes que les produits. Inversement, les charges peuvent être importantes au départ, puis diminuer, peu à peu, à l’inverse des produits, ce qui donnera une autre figure en forme de ciseau. C’est notamment le cas lors de la création d’une entreprise.

Effet de richesse : Propension à dépenser de manière proportionnellement plus importante au fur et à mesure que le patrimoine augmente : autrement dit, lorsque la richesse des ménages s’accroît, la consommation augmente encore plus rapidement.  Lorsqu’une large part du patrimoine des ménages est composé d’actions, l’évolution boursière conditionne particulièrement cet effet.

Un effet de cavalerie est un titre créé pour réaliser une escroquerie à l’escompte.Deux parties peuvent ainsi tirer, l’une sur l’autre, un effet représentatif d’une créance qui n’existe pas. Cela leur permet ensuite de mobiliser ces effets à l’escompte auprès de leurs banques respectives qui sont indument rassurées par l’existence des effets et des recours correspondants. 

Effet nocebo : effet négatif, d’origine psychologique, provoqué par un placebo.

Effet externe : Le fait que l’activité de production ou de consommation d’un agent affecte le bien-être d’un autre sans qu’aucun des deux reçoive ou paye une compensation pour cet effet. D’une part, il concerne un effet secondaire, une retombée extérieure d’une activité principale de production ou de consommation. D’autre part, l’interaction entre l’émetteur et le récepteur de cet effet ne s’accompagne d’aucune contrepartie marchande. Une externalité peut être positive ou négative selon que sa conséquence est favorable ou défavorable.

L’effet accélérateur désigne en économie l’effet d’entraînement réciproque entre la croissance de la demande et de celle de l’investissement productif.

Un effet multiplicateur résulte de la constatation de ce que -dans un système donné- une variation initiale d’un élément situé à l’entrée, provoque par le biais d’entrainements successifs, une variation finale plus importante d’un ou plusieurs autres éléments situés en sortie.

Effet cocktail : conséquences, généralement néfastes, du mélange de différents éléments.

On est en présence d’un effet de base lorsque l’évolution du taux annuel d’une variable d’un mois t au mois t+1 varie non pas en raison d’une variation du niveau de la variable du mois t au mois t+1, mais plutôt en raison de l’évolution du niveau d’il y a 12 mois. Les évolutions de ces facteurs conjoncturels ne doivent pas être analysés strictement sur un mois mais sur une période de référence de 12 mois pour prendre du sens.

Effet de substitution : Lorsque le prix d’un bien A diminue par rapport à un autre bien B, la consommation du bien A va avoir tendance à augmenter au détriment de la consommation du bien B. Il y a alors effet de substitution.

L’effet de génération est l’un des trois effets pouvant influer sur la sensibilité d’une variable sociodémographique à la localisation d’une sous-population donnée dans le temps. De fait, l’effet de génération établit un lien de causalité entre la génération de laquelle ressort la sous-population étudiée et la variable considérée toutes choses étant égales par ailleurs, ce qui signifie que le seul fait d’appartenir à une certaine génération détermine au moins en partie la valeur de la variable telle que constatée pour cette génération. L’effet d’âge établit un lien de causalité entre l’âge biologique moyen de la sous-population étudiée et la variable considérée. L’effet de période établit un lien de causalité entre la période historique dans laquelle est inscrite la sous-population étudiée et la variable considérée.

Effet boeuf : effet très surprenant.

Effet papillon : fait qu’une cause minime puisse avoir des conséquences considérables.

Effet domino : réaction en chaîne, suite de causes à effets, réagissant en chaîne suite à une première action.

Effet « pétard mouillé » : 1. action, révélation qui devrait être sensationnelle ou spectaculaire, mais qui ne fait aucun effet 2. nouvelle importante qui se révèle fausse

Effet rétroactif : « rétro » : en arrière, en reculant. Caractéristique d’un texte juridique tel qu’il a des effets sur un contrat, une loi …antérieur à sa date de promulgation pour tout ou partie.

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